Nos conseils pour créer une entreprise de freelance

Sommaires

 

 

Pouvoir travailler à son propre compte est le rêve de nombre de salariés. S’affranchir des supérieurs hiérarchiques pour les employés ou se lancer dans une aventure entrepreneuriale pour les chômeurs, tels sont les objectifs que beaucoup espèrent atteindre. Mais concrètement, se lancer en freelance nécessite beaucoup de contraintes, il est important de garder les pieds sur terre et d’être réaliste quant à son projet professionnel. Dans cet article, vous verrez quelles sont les différentes étapes à suivre pour devenir un travailleur indépendant et créer votre propre entreprise.

 

La création d’entreprise de freelance

Vous avez décidé de devenir un travailleur autonome et de créer votre propre entreprise ? C’est une aventure qui nécessite une préparation sérieuse. En effet, il faut voir au-delà des avantages financiers et de la suppression du lien de subordination avec un supérieur. La Création d’entreprise freelance répond à des conditions similaires à celle d’une entreprise classique, même si le travailleur freelance bénéficie d’une grande liberté dans le choix de ces clients et de ses contrats. Consultez aussi : https://www.journaldunet.fr/business/dictionnaire-economique-et-financier/1199223-freelance-definition-traduction-et-synonymes/

Un professionnel peut se lancer seul dans une carrière en freelance (DJ, développeur, rédacteur, photographe, journaliste, traiteur…) ou alors monter sa propre entreprise. Dans ce dernier cas, il doit régulariser sa profession et adopter un régime juridique : 

  • travailler en tant qu’autoentrepreneur (pas de personnalité morale) ;
  • créer sa propre société (SASU ou Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle ou EURL Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ;
  • opter pour le portage salarial ;
  • opter pour le statut de l’EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée).

Les différents régimes pour travailler en freelance 

L’auto-entreprise ou entreprise individuelle 

On peut devenir micro-entrepreneur ou autoentrepreneur pour bénéficier de formalités administratives simples. C’est le type de régime recommandé pour les petits budgets, car le prix d’ouverture est moindre et la comptabilité est allégée.  Le travailleur indépendant en microentreprise peut effectuer plusieurs activités à la fois et travailler en partenariat avec d’autres entreprises tout en étant soumis à un régime fiscal avantageux et une franchise à la TVA. Toutefois, son chiffre d’affaires est plafonné à 72 600 € hors taxes s’il exerce une profession libérale et à 176 200 € s’il effectue des prestations de service. Concernant son patrimoine personnel, il est saisissable en cas de faillite. 

 

La société 

Le freelancer peut décider de créer sa propre société, sous la forme juridique qui lui convient le plus : SARL (Société à Responsabilité Limitée), EURL, SASU ou SAS. Dans tous les cas, la société unipersonnelle est la forme recommandée en freelance. En tant que société, le freelancer peut demander à s’associer à d’autres entreprises pour développer ses activités ou acquérir de nouvelles compétences. L’inconvénient réside dans les démarches de création de l’entreprise : les formalités sont plus compliquées et plus onéreuses et il faut obligatoirement rédiger un statut. La comptabilité doit également être réalisée précisément et des assemblées générales doivent être tenues. 

L’entreprise individuelle à responsabilité limitée EIRL

Dans ce type de régime similaire à l’auto-entreprise, le patrimoine personnel de l’entrepreneur est dissocié du patrimoine d’affectation (ou patrimoine professionnel). Par conséquent, en cas de faillite, seul le patrimoine d’affectation peut être saisi. 

Le portage salarial

Dans ce cas de figure, le travailleur indépendant doit s’engager dans une relation contractuelle avec son client et une entreprise de portage salarial. C’est cette dernière qui s’occupe de la rémunération du freelancer, car elle est liée au travailleur indépendant, le »porté », par un contrat de travail.  Ce contrat, à la différence d’un contrat de travail classique, accorde au freelancer beaucoup de liberté tout en le déchargeant des obligations administratives, financières et juridiques. 

 

Devenir freelancer 

Le budget pour créer sa propre entreprise

Pour pouvoir monter son entreprise, il faut déposer un capital social dans un établissement bancaire. Ce dépôt peut être fait sans montant minimum, mais il faut s’acquitter du paiement de certaines formalités administratives, à savoir :

  • l’immatriculation au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) qui coute environ 40 € ;
  • les frais de publication légale si on souhaite adopter le statut de société, dont le montant dépend de la forme juridique. Il varie entre 150 €  et 250 € ;
  • les frais de rédaction des statuts par un prestataire (si on ne possède pas les connaissances nécessaires) peuvent s’élever à 900 €.

Doit-on quitter son emploi ? 

Dans le cas où la future activité exercée en freelance est la même que celle de l’entreprise dans laquelle on est encore employé, il est nécessaire de démissionner. Cela est dû à la clause de loyauté et de fidélité présente dans le contrat de travail : aucun acte de concurrence n’est permis tant qu’on est encore lié par ce contrat. Pour démissionner, il faut suivre les règles instituées par le contrat de travail (CDD ou CDI). 

Le congé pour création d’entreprise

Il est possible de demander un congé pour création d’entreprise dans le cas où vous souhaitez démarrer une activité en freelance tout en conservant la possibilité de revenir à votre emploi en cas d’échec. Ce congé non rémunéré implique une suspension temporaire du contrat de travail. 

 

Les aides à la création d’entreprise freelance

L’ACRE

L’Aide aux Créateurs et aux Repreneurs d’Entreprise concerne les micro-entrepreneurs et leur permet de bénéficier d’une exonération temporaire de leurs cotisations sociales pendant 12 mois et d’une aide financière pour leur projet de création ou de reprise d’entreprise. Il faut néanmoins remplir plusieurs conditions pour pouvoir en bénéficier. 

L’ARCE (Aide à la Reprise et la Création d’Entreprise)

Le capital ARCE consiste dans le versement d’une partie des droits à indemnisation, par Pôle Emploi. En réalité, les allocations chômage sont reversées sous forme de capital pour le chômeur qui souhaite créer ou reprendre une entreprise. L’ACRE ne peut être attribuée qu’une seule fois et n’est pas cumulable avec l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi). 

 

 

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