Se lancer dans l’entrepreneuriat n’est jamais sans risque, d’autant plus dans un secteur comme celui du bâtiment. Les risques d’accidents mortels y sont en effet élevés à commencer par les chutes de hauteur qui représenteraient près de 25% des accidents graves en France. C’est pourquoi vous devez en tant qu’employeur prévoir des protections pour les travailleurs. Nous allons nous intéresser ici à un dispositif de sécurité collective : le filet de protection anti-chute.
Un dispositif polyvalent très efficace
Des usages multiples sur le chantier
Premier élément à avoir en tête avec le filet de protection anti-chute : celui-ci peut être installé sur une grande variété de chantiers. C’est-à-dire ceux réalisés sur les toitures, mais aussi les planchers intermédiaires, les passerelles, les structures ouvertes… En le plaçant sous la zone de travail ou en périphérie, la chute sur le sol est évitée. On peut donc dire que ce type de filet est efficace, mais que vaut-il face aux EPI ?
Une protection pertinente par rapport aux EPI
Les EPI (équipements de protection individuelle) comme les harnais et lignes de vie protègent individuellement chaque intervenant sur le chantier. Toutefois, il faut équiper chaque personne et ils peuvent représenter un fardeau supplémentaire lors des déplacements. En installant un filet de sécurité anti-chute, vous sécurisez la zone dans son ensemble. Cela prend notamment tout son sens en cas de rotations d’équipes : plus besoin de penser à fournir un équipement à chaque travailleur.
Zoom sur les normes, critères de choix et installation
En 2026, les filets de sécurité anti-chute sont encadrés par deux normes européennes à avoir en tête :
- La norme EN 1263-1 qui intègre des exigences de conception ou encore de résistance mécanique des filets.
- La norme EN 1263-2 qui concerne pour sa part les conditions d’installation et de fixation pour une utilisation sécurisée.
Au-delà de ces normes, il existe plusieurs critères pour choisir le filet de protection. Nous pensons à la classe de résistance (S, A, B…), la taille de maille (100 maximum), la hauteur de chute maximale ou encore la surface à couvrir.
Enfin, retenez que l’installation doit être réalisée par du personnel formé afin de respecter toutes les normes de sécurité.
Que risque l’employeur en cas de manquement ?
L’employeur est normalement tenu d’organiser des vérifications périodiques du filet de protection s’il choisit ce type de dispositif de sécurité. Inutile de préciser qu’en cas de dégradation (ancrage défaillant, corde endommagée…), il doit procéder à son remplacement. En cas de manquement constaté, les conséquences peuvent être sévères :
- Amende administrative lourde.
- Surcoûts de l’assurance.
- Sanctions pénales diverses.
- Responsabilité civile engagée en cas d’accident. On tomberait en effet dans le cas de la faute inexcusable de l’employeur avec des indemnisations diverses à la clé.