| Méthodologie / La démarche d'évaluation |
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| LE DIAGNOSTIC PRÉALABLE À L'APPROCHE CHIFRÉE | |
Nous mettons l’accent sur l’étape fondamentale pour réussir une évaluation, des diagnostics à opérer préalablement aux approches chiffrées de la valeur de l’entreprise.
Prise de connaissance de l’entreprise
- La durée de la phase de prise de connaissance varie d’un dossier à l’autre en fonction de la complexité de l’activité et/ou du secteur d’activité, de la taille de l’entreprise, et enfin de la relation entre l’entreprise à évaluer et l’évaluateur,
- Si l’évaluateur consulté est l’expert comptable, il a déjà une bonne connaissance de l’entreprise. La prise de connaissance est alors essentiellement axée sur l’externe (marché, concurrence, évolution technologique...) et sur les éléments qualitatifs non valorisés dans la comptabilité, notamment le volet humain et tout élément statistique et/ou de référence dans le secteur économique.
Deux types de prise de connaissance sont à mener de front :l’interne et l’externe.
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Prise de connaissance interne
La première source d’informations pour l’évaluateur est évidemment l’entreprise elle-même. Les trois types de travaux suivants sont à assurer habituellement.
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Procéder à une visite des lieux
Bien souvent, l’évaluateur va comprendre certaines situations et détecter certains risques dès la visite des locaux.
ATTENTION : Si l’évaluation n’a pas été annoncée au personnel, et pour éviter de créer une psychose car reprise équivaut généralement à restructuration et parfois à licenciements, le chef d’entreprise et l’évaluateur devront se mettre d’accord sur les «explications» données au personnel pour justifier cette visite.
Apprécier les capacités de l’entreprise tant à vendre qu’à produire, à administrer et à se développer.
- La capacité à vendre : le cadre des ventes, l’organisation des ventes, le tableau de bord commercial, la performance commerciale, la pérennité des ventes
- La capacité à produire : le cadre de production, l’organisation de la production, le tableau de bord de la production, la performance de la production, la pérennité technologique.
- La capacité à se développer : l’existence d’une stratégie avec des objectifs réalistes et des moyens adaptés, l’organisation et la coordination des ressources, le contrôle et le suivi du développement, la veille stratégique.
- La capacité à administrer : le cadre administratif, l’organisation administrative et comptable, la fiabilisation des informations comptables, le tableau de bord de gestion, la pérennité financière.
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Et, bien sûr, constituer un dossier de base, avec un ensemble de documents dits « classiques » et, pour d’autres, adaptés à la situation particulière de l’entreprise.
Vérifier si les risques sont correctement assurer au vu des évènements intervenant au cours de l’année.
Prise de connaissance externe
La prise de connaissance externe est plus compliquée. L’information est en effet souvent plus délicate à trouver, car elle n’est pas rassemblée au sein de l’entreprise.
- Il faut donc analyser le marché, ses évolutions et sa répartition
- s’intéresser aux concurrents,
- apprécier la part réelle du marché de l’entreprise,
- rechercher les éventuels produits de substitution qui pourraient faire leur entrée,
- étudier l’environnement de proximité, régional ou national, et enfin international, et les risques liés non seulement à l’activité mais aussi aux normes industrielles et réglementaires.
Les meilleurs moyens pour accéder aux informations sectorielles consistent à consulter des études qui présentent l’évolution du marché concerné, prendre contact avec les syndicats professionnels de la branche d’activité, et ne pas hésiter à appeler des compétences spécifiques dans la mesure où l’expert comptable ne les détient pas toujours.
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