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| Méthodologie / La démarche d'évaluation |
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Débuter par une prise de connaissance interne ou externe sous forme de diagnostics, fonction par fonction, de la place de l’entreprise sur son marché et de l’évolution prévisible de celui-ci. Un rapport d’étape doit être établi.
Nous développons ici cette prise de connaissance dans la mesure où il nous semble qu’elle est trop souvent omise ou insuffisamment développée.
Cette situation peut amener, outre des erreurs dans les évaluations, des prises de décisions d’acquisition inopportunes, par ignorance de la situation réelle de l’entreprise, et notamment par méconnaissance du savoir-faire réel de l’entreprise, de son avantage compétitif, de l’évolution prévisible de la demande de produits actuels, de la capacité de l’entreprise à mettre en place des produits de substitution.
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Intégrer une connaissance certaine des méthodes d’évaluation. Le lecteur pourra se reporter utilement à la base documentaire évaluation d’entreprise sur les sites suivants :
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Faire référence aux méthodes à écarter et aux méthodes à retenir. Ce sujet nous a semblé notamment pouvoir être approché en fonction de la taille de l’entreprise à évaluer en raison des spécificités des PME familiales :
- lien de dépendance fort entre le dirigeant et son entreprise,
- absence de prévisionnels autres que le chiffre d’affaires.
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Prendre en compte les valeurs de marché et ce, à deux titres :
- en tant que valeurs de référence avec des transactions récentes comparables, notamment à travers la presse financière et le marché boursier,
- comme réponse à une contestation éventuelle de l’administration fiscale du prix de cession des PME avec un redressement relatif à un prix considéré comme insuffisant et souvent qualifié de dissimulé.
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Émettre un rapport d’évaluation. L’évaluateur exprime son opinion sur la valeur de l’entreprise.
Le rapport d’évaluation doit impérativement rappeler :
- le contexte dans lequel l’évaluation est opérée,
- les travaux effectués,
- les limites éventuellement apportées aux travaux, soit à la demande du client, soit en raison de l’absence d’un expert technique qui serait seul compétent sur des points très précis (audit d’environnement…),
- les méthodes écartées dûment motivées et les méthodes retenues,
- la justification des hypothèses retenues dans la mise en œuvre des méthodes d’évaluation (coefficient multiplicateur appliqué au chiffre d’affaires retenu, prime de risque…),
- une synthèse des calculs avec renvoi des détails de calcul en annexe,
- et, en conclusion, non pas une valeur figée, mais un intervalle de valeurs et/ou nuage de points (avec les précautions résultant du point 3 ci-dessus, le cas échéant).
Enfin, il ne faut pas oublier que dans un contexte d’acquisition d’entreprise, l’acheteur doit avoir une notion assez précise de l’enveloppe financière globale qu’il devra affecter à ce projet. (Celle-ci devra inclure, outre le paiement du prix et le remboursement des comptes courants d’associés, la mise à niveau éventuellement nécessaire des investissements et de la structure financière).
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